Découverte de l'effet d'une mutation génétique dans la maladie de Crohn

De nombreuses études ont identifié des facteurs de risque génétiques associés au développement des MICI, mais les conséquences fonctionnelles de la mutation de tel ou tel gène sur l'apparition ou le développement de la pathologie sont encore très mal déterminées. L'étude de deux familles, dont les descendants développent des formes très précoces et sévères de maladie de Crohn, vient de permettre à des équipes allemandes et anglaises de caractériser fonctionnellement l'effet de mutations présentes sur deux gènes codant le récepteur à l'interleukine-10 (IL-10R), un élément clef de régulation du système immunitaire. Ces mutations inhibent la capacité du système immunitaire à contrôler efficacement la réaction inflammatoire, provoquant ainsi l'hyperinflammation intestinale caractéristique des MICI.  Les auteurs de cette étude rapportent également le succès thérapeutique du traitement par greffe de moelle osseuse de l'un des patients porteur de la mutation, identifiant ainsi les cellules d'origine hématopoïétique comme cibles du déficit génétique et fournissant au passage un bel exemple de « médecine moléculaire » partant du lit du patient pour y retourner en passant par la paillasse du chercheur.

 

Inflammatory Bowel Disease and mutations affecting the Interleukin-10 Receptor, Erik-Olivier Glocker, et al., publié on line le 4 novembre 2009 – New England Journal of Medecine

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