Protéines animales et risque de développer une MICI


Les différentes études réalisées jusqu’à présent sont des études rétrospectives dont l’interprétation peut être biaisée. Une étude prospective a été menée par une équipe parisienne chez des femmes françaises d’âge moyen (40-65 ans) afin d’évaluer le rôle des macronutriments (graisse, sucre et protéines) dans l’étiologie des MICI (1). Cette étude est basée sur un questionnaire validé de consommation alimentaire recouvrant 208 aliments et boissons, complété par un recueil de photographies afin d’évaluer les proportions consommées.

Les résultats de cette étude montrent une association entre la consommation excessive de protéines totales et en particulier de protéines animales (incluant la viande et le poisson) et le risque de développer une MICI. En revanche,  aucune association n’a été démontrée avec la consommation de lipides totaux ou de sucres.

Ce travail a également permis d’observer que la consommation de protéines est modérée à élevée chez 90% des  femmes interrogées (consommation supérieure à la quantité quotidienne recommandée par l’AFSSA).

Les auteurs concluent, en accord avec d’autres études publiées qu’une diminution de l’apport protéique pourrait réduire l’incidence et l’activité des MICI. Une étude prospective randomisée sera nécessaire afin de confirmer cette hypothèse.

Références :
1.Jantchou, P., S. Morois, F. Clavel-Chapelon, M.C. Boutron-Ruault, and F. Carbonnel. Animal Protein Intake and Risk of Inflammatory Bowel Disease: The E3N Prospective Study. Am J Gastroenterol

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