Importance de l’alimentation au cours de l’effort avec une pathologie digestive

L’Energie musculaire nécessite du carburant, représenté essentiellement par le glycogène musculaire et en partie par les lipides (réserves en graisses). Une bonne hydratation est également indispensable pour une fonction musculaire efficace.

En absence d’alimentation, nos réserves en carburant sont limitées : Il suffit de 45 à 90 mn d’effort, selon l’entrainement, pour  épuiser le glycogène, avant de devoir utiliser nos réserves  en lipides avec un rendement énergétique nettement inférieur.

Par ailleurs lors de l’effort les pertes en eau sont rapidement importantes (respiration, sudation) estimées parfois à 1 litre/h en cas d’effort intense. Or une déshydratation  de 1% du poids du corps (0,7l pour un homme de 70kg) entraine un rendement musculaire diminué de 10% !

Ceci explique l’importance de la gestion de l’alimentation et de l’hydratation au cours de l’effort : il est recommandé de s’hydrater régulièrement (au moins toutes les 2h) sans attendre la sensation de soif qui est retardée, et de s’alimenter régulièrement  (environ toutes les 2h également) notamment dans les efforts prolongés comme dans la route du Rhum.

Un parallèle peut être fait avec les maladies digestives : certes les patients n’effectuent pas de tels efforts musculaires, mais leurs réserves énergétiques sont souvent moindres que chez le sportif : en effet, au cours de ces affections, la prise alimentaire est  parfois réduite, l’absorption intestinale des nutriments diminuée et il existe fréquemment des carences qui se sont constituées progressivement.

Tous ces éléments concourent à une dénutrition qui diminue la qualité de vie (fatigue chronique, efforts physiques difficiles) et peut également limiter les possibilités de cicatrisation des lésions muqueuses.

Ainsi, dans ces affections, conserver un bon état nutritionnel est primordial et il est le plus souvent nécessaire de conseiller, comme dans le sport, une alimentation fragmentée faite de 3 repas (pas trop copieux) et 2 à 3 collations. Ceci favorisera la digestion et  l’absorption des nutriments.

Bien entendu, une alimentation plus spécifique et adaptée à chaque cas est parfois nécessaire en cas de séquelles digestives liées à la maladie ou en rapport avec d’éventuelles interventions chirurgicales antérieures.

Vivre avec la maladie

Une question à poser ? Un témoignage à apporter ?
Contactez la fondation

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies publicitaires et statistiques.