Peut-on arrêter un traitement par Anti-TNF ?

a tenté de répondre à cette question en identifiant les facteurs prédictifs de maintien en rémission de la maladie de Crohn (MC) à l’arrêt de l’Infliximab.

115 malades atteints de MC luminale traités par une association Infliximab et immunosuppresseurs en rémission clinique sans corticoïdes depuis plus de 6 mois ont été inclus dans ce travail.

En maintenant la prise de leur immunosuppresseur, 45 % d’entre eux ont présenté une rechute de leur maladie dans l’année. L’analyse détaillée de ces malades a permis de mettre en évidence des facteurs présents au moment de l’arrêt de l’Infliximab, prédictifs de la rechute : le sexe masculin, le tabagisme, la persistance de lésions endoscopiques même minimes, une corticothérapie dans l’année précédente, une CRP (Proteine C Réactive) > 5 mg/l, un taux d’hémoglobine inférieur à  14,5 g/dl, un dosage dʼInfliximab dans le sang  ≥ 2 mg/l et un taux de calprotectine fécale ≥ 300 μg/g de selles.

Compte tenu des nombreux examens et test à effectuer, un modèle simplifié a été proposé excluant l’aspect endoscopique et l’Infliximabémie. Dans ce modèle, le groupe présentant plus de 4 facteurs de risque avait un risque de rechute de 95% à un an, contre 15% si seulement 2 facteurs étaient identifiés.

La bonne nouvelle est que la reprise du traitement par Infliximab chez les patients ayant rechuté a permis une mise en rémission dans 88 % des cas après 2 perfusions (4 mois).

 

Références

Etude Gétaid STORI, Pr. Edouard Louis (Liège), résultats présentés à la DDW 2009 Chicago

 

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